Facebook vous présente ses plus sincères excuses

Commettre une erreur ça peut arriver à tout le monde, le tout c’est de l’admettre et de s’excuser. Cela, Facebook l’a bien compris et c’est pour ça que la société multiplie les excuses à tour de bras. Nous rendons ici hommage à Facebook en vous présentant ses plus belles excuses. N’hésitez pas à m’écrire si vous en connaissez qui ne sont pas dans cette liste.

Pardon d’avoir vendu vos données à une société peu scrupuleuse (21 & 25 mars, 10 & 11 avril 2018)

Mark Zuckerberg en personne vous présente ses excuses pour avoir vendu les données de 50 millions d’américains à la société Cambridge Analytica qui les a exploitées pour du profilage lors de la campagne électorale de 2016.

We have a responsibility to protect your data, and if we can’t then we don’t deserve to serve you. I’ve been working to understand exactly what happened and how to make sure this doesn’t happen again.

Facebook est tellement désolé que quelques jours plus tard la société a présenté ses excuses via des pages de pub dans plusieurs journaux américains et britanniques. Encore pardon !

Peut-être avez-vous entendu parler d’une application quiz conçue par un chercheur universitaire qui a fait fuiter des données de millions d’utilisateurs de Facebook en 2014. C’était un abus de confiance, et je regrette que nous n’ayons pas fait davantage sur le moment.

Les excuses de Facebook dans cette affaire ne semblent pas prêtes de s’arrêter. Elles sont maintenant officiellement présentées au Congrès américain par Zuckerberg, en costume pour l’occasion. C’est la preuve qu’il est vraiment désolé.

We didn’t take a broad enough view of our responsibility, and that was a big mistake. It was my mistake, and I’m sorry. I started Facebook, I run it, and I’m responsible for what happens here.

Pardon d’avoir censuré La Liberté Guidant le Peuple (18 mars 2018)

Facebook est encore une fois confus d’avoir censuré le célèbre tableau de Delacroix. Ce n’est pas facile vous savez !

Afin de protéger l’intégrité de notre service, nous vérifions des millions d’images publicitaires chaque semaine et nous faisons parfois des erreurs.

Le tableau « La Liberté guidant le peuple », d’Eugène Delacroix. | LUISA RICCIARINI / LEEMAGE / AFP

Pardon d’avoir censuré une œuvre d’art plurimillénaire (1er mars 2018)

Facebook est sincèrement désolé d’avoir censuré la Vénus de Willendorf, sculpture du paléolithique vieille de plus de 30 000 ans.

Nous nous excusons pour cette erreur et avons indiqué à l’annonceur que nous approuvons son annonce.

La Vénus de Willendorf est exposée au Musée d’histoire naturelle de Vienne (HELMUT FOHRINGER/AFP)

Pardon de vous avoir envoyé des notifications SMS quand vous ne le vouliez clairement pas (16 février 2018)

Alex Stamos, Responsable de la sécurité de Facebook regrette d’avoir envoyé des notifications par SMS à ceux qui utilisent l’authentification à deux facteurs. Ce n’était finalement pas une bonne idée.

It was not our intention to send non-security-related SMS notifications to these phone numbers, and I am sorry for any inconvenience these messages might have caused.

Pardon d’avoir propagé des « fake news » pendant l’élection présidentielle américaine (4 janvier 2018)

Avec quelques années de retard, Mark Zuckerberg tient à s’excuser pour toutes ces fake news qui ont pollué l’élection américaine et que Facebook a largement propagé.

Mon défi personnel pour 2018 est de me concentrer sur la résolution de ces questions importantes. Nous n’empêcherons pas toutes les erreurs et tous les détournements de Facebook mais nous faisons à l’heure actuelle trop d’erreurs pour ce qui est de faire respecter nos règles d’utilisation et d’empêcher les mauvais usages de nos outils.

Pardon ne de pas supprimer les messages racistes et haineux (28 décembre 2017)

Justin Osofsky le vice-président de Facebook vous demande pardon pour ne pas avoir supprimé des messages racistes ou haineux malgré leur signalement. Promis, il travaille dur pour que ça n’arrive plus !

We’re sorry for the mistakes we have made — they do not reflect the community we want to help build.

Pardon d’avoir permis le ciblage publicitaire sur la base de critères racistes et antisémites (23 septembre 2017)

Sheryl Sandberg, COO de Facebook, regrette avoir permis aux annonceurs de cibler les racistes et les antisémites. Ce n’était de toute évidence pas bien

Le fait que ces termes haineux aient été, ne serait-ce que suggérés en tant qu’options sur le réseau social était totalement inapproprié et c’est un échec de la part de Facebook.

Pardon d’avoir aider des annonceurs à cibler les jeunes mal dans leur peau (1er mai 2017)

La branche australienne de Facebook vous demande pardon pour avoir montré à des annonceurs comment cibler les jeunes mal dans leur peaux et identifier les moments où ils sont le plus vulnérables afin de maximiser l’efficacité de leurs pubs.

Nous avons ouvert une enquête pour comprendre l’erreur de procédure […] et nous prendrons les mesures nécessaires, notamment disciplinaires.

Pardon d’avoir censuré la photo la plus célèbre de la guerre du Vietnam (9 septembre 2016)

Facebook n’aurait pas dû censurer la photographie d’une jeune fille nue brulée au Napalm et dont l’importance historique n’est plus à prouver. La société vous présente ses excuses.

Nous reconnaissons l’importance historique et mondiale de cette image […] Nous avons décidé de rétablir l’image sur Facebook là où nous sommes au courant qu’elle avait été retirée.

© Nic Ut / Associated Press

Pardon d’avoir permis la vente de drogue sur notre site (4 octobre 2016)

Mary Ku, cadre de Facebook, vous demande humblement pardon pour ne pas avoir contrôlé ce qui était vendu sur Facebook Marketplace et avoir ainsi permis la vente de drogues, d’armes, la prostitution, etc.

We are working to fix the problem and will be closely monitoring our systems to ensure we are properly identifying and removing violations before giving more people access to Marketplace. […] We apologize for this issue.

Pardon d’avoir censuré la photo d’un mannequin « grande taille »

Ce n’était pas bien de censurer la photo d’une mannequin « grande taille » en prétextant qu’elle ne respectait pas les critères du site en matière de santé. Facebook vous demande pardon.

Notre politique est de protéger les gens contre les publicités offensantes […] Ce n’est pas le cas ici et nous sommes désolés de notre évaluation incorrecte.

Pardon de vous avoir rappelé votre année de merde (29 décembre 2014)

Jonathan Geller, développeur pour Facebook de l’application qui vous rappelle vos événements de l’année passée n’avait pas prévu que certains n’apprécieraient pas de voir le texte « J’ai passé une super année ! Merci d’y avoir participé » sur le visage de proches décédés. Pour cela il vous présente toutes ses excuses.

L’application a été géniale pour énormément de gens, mais clairement, dans ce cas, nous lui avons causé de la souffrance plus que de la joie.

Pardon d’avoir banni une utilisatrice ayant posté une photo d’elle en train d’allaiter (9 avril 2013)

Facebook n’aurait de toute évidence pas dû supprimer le compte de cette utilisatrice qui a posté une photo d’elle en train d’allaiter son enfant. La société est sincèrement désolé.

Un membre de notre équipe a accidentellement supprimé quelque chose que vous avez posté sur Facebook. Ce fut une erreur, et nous nous excusons.


Exceptionnellement cet article est publié en licence CC-BY-SA.

2 comments

  1. boby

    on

    Reply

    Pardon Facebook de ne jamais avoir eu de compte chez vous !
    Pardon Facebook de préférer les livres à la TV et aux réseaux sociaux !
    Pardon Facebook d’avoir un sens critique !
    Pardon Facebook de ne pas éprouver de compassion à ton futur démantelement !
    Pardon Facebook, mais j’ai autre chose à faire que de répondre à un blog le vendredi !

  2. Oxydo

    on

    Reply

    Je vois pas pourquoi Facebook s’excuse auprès de ses utilisateurs. Ils sont consentants à 100%.
    C’est à ceux, comme moi, qui n’ont jamais eu de compte Facebook mais dont les informations personnelles (numéros de téléphone, adresses mails, nom et prénom, données de navigation…) se retrouvent exploitées sans autorisation de leurs propriétaires.
    Un jour il faudra mettre Zuckerberg en taule et détruire purement et simplement toutes les datas que sa compagnie a sniffées. Mais bon, l’argent étant le seul élément pris en compte par le système judiciaire, c’est pas pour demain…

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *